L'entreprise
culturelle : L'exception économique ?
Les
entreprises culturelles constituent une réalité
un peu particulière dans le tissu économique
national. Fondant leur action sur la valorisation de
l’action culturelle, beaucoup d’entre elles
privilégient la création artistique au
détriment de la performance économique
dont les critères traditionnels (rentabilité
financière, part de marché …) sont
jugés insuffisants.
Ce
qui peut apparaître légitimement comme
une faiblesse dans un environnement concurrentiel difficile
où la manne publique se fait de plus en plus
rare, ne constitue pas forcément un handicap.
Une meilleure maîtrise budgétaire, commerciale,
juridique, sociale et financière n’est
pas hors de portée des entreprises culturelles,
même si l’utilisation de ces techniques
nécessite un changement d’état d’esprit
chez celui qui les applique comme dans la façon
de les appliquer.
La
nature et le fonctionnement des entreprises culturelles
peuvent même s’avérer des atouts
incontestables dans le jeu économique et social
actuel. Elles possèdent en effet des attributs
et des savoir-faire reconnus comme déterminants
dans le management des entreprises :
-
La capacité à agir sur des marchés
très segmentés où la demande est
rarement exprimée.
- La souplesse organisationnelle nécessaire à
l’innovation et la gestion de prototypes.
- La capacité à gérer des processus
de décision complexe où se mêlent
des logiques différentes (politique, économique
et artistique).
- La capacité à forger une identité
et fédérer des individus autour d’un
projet créatif et gratifiant.
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